Devenir une véritable métropole euroméditerranéenne de la culture

Le travail accompli pendant les deux années de préparation de la candidature a permis, d’une part, de mieux prendre la mesure, sans complaisance, des retards et des handicaps de la métropole au regard de ses ambitions européennes et culturelles, et, d’autre part, de dessiner, compte tenu des exceptionnelles potentialités existantes, le projet de Capitale européenne de la culture qui contribuera au mieux à combler les retards, à corriger les handicaps, à valoriser les atouts, à surmonter les faiblesses.

Déjà, les efforts réalisés pour préparer la candidature, rassembler les acteurs pour la conception d’un projet partagé, instaurer un mode de gouvernance collective appropriée, mettre en œuvre les premiers programmes de préfiguration, réunir les engagements sur les moyens nécessaires, ont permis de vérifier le désir de tous, leur capacité de mobilisation, de décision et d’actions communes.

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Les retards économiques
Marseille n’est pas encore entrée dans le «  Top 20  » du classement des métropoles européennes dont elle occupe actuellement le 23e rang. Au terme d’une longue période de déclin, elle a amorcé son redressement à la fin des années 90 et progresse d’année en année. Cependant, son taux de chômage demeure supérieur à la moyenne nationale (13 % au lieu de 8 %). Le nombre d’«  emplois métropolitains supérieurs  » (EMS) est encore inférieur à celui des villes européennes de taille comparable. Son potentiel fiscal est plus faible que celui des communes d’importance identique.

Les retards urbains
En dépit des efforts considérables mis en œuvre, notamment depuis la création en 1995 de l’Établissement public d’aménagement euroméditerranéen qui conduit depuis lors la plus vaste opération de rénovation urbaine d’Europe, de grands besoins de requalification de certains quartiers du centre comme de la périphérie, de construction de logements, de développement de l’emploi subsistent (dans les quartiers les plus défavorisés, le chômage des jeunes de 18 à 25 ans atteint 40 %). Certains services doivent être impérativement améliorés, notamment en matière de propreté urbaine, de transports collectifs et d’animation nocturne des centres villes.

Les retards européens
Un paradoxe, parmi beaucoup d’autres, caractérise le territoire de Marseille-Provence : D’une part, les marseillais «  ne se sentent pas  » européens ; ils ont voté plus négativement que les français lors de la dernière consultation électorale sur la Constitution.
D’autre part, Marseille et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur :
•    hébergent un nombre exceptionnel d’instances européennes et euroméditerranéennes
•    sont autorité unique de gestion ou coordinateur national de plusieurs programmes de l’Union,
•    participent de manière exemplaire à certains programmes européens («  Jeunesse en action  » par exemple),
•    mobilisent pour leur développement les fonds européens (entre 2000 et 2006, 23 projets culturels ont bénéficié d’aides européennes au travers de 14 dispositifs de soutien).

Marseille-Provence est donc un territoire où se déclinent les politiques communautaires mais dont les habitants ont très insuffisamment conscience d’être, de vouloir être «  d’Europe et de Méditerranée  ».

Les retards de bonne gouvernance
Marseille-Provence est peu familiarisé avec les exigences de conduite de grands projets de territoire d’ambition internationale. La coopération entre collectivités publiques est freinée par les fortes disparités de richesse entre elles comme par l’histoire des rivalités traditionnelles indépendantes des clivages politiques.

Les retards culturels
Trois critiques sont le plus souvent formulées par les responsables professionnels de la culture, tant à Marseille-même qu’à l’extérieur.

En premier lieu, la très grande dispersion des énergies, des moyens, des établissements, des manifestations, l’isolement relatif des acteurs et des projets. Cette dispersion a pour avantage d’assurer une remarquable irrigation culturelle du territoire, un fort enracinement des activités dans les quartiers, une proximité de ces activités et des publics. Elle a pour inconvénient l’insuffisance d’équipements de taille et de rayonnement nationaux ou internationaux.

En second lieu, Marseille n’est pas assez riche d’événements artistiques annuels constituant une référence internationale, un rendez-vous «  incontournable  » pour les artistes et les professionnels de France et de l’étranger, une source de rayonnement et d’attractivité à l’échelle des ambitions de la ville. De tels événements de référence existent à sa périphérie (Aix-en-Provence, Arles, La Roque d’Anthéron). Il en existe à Marseille mais en trop faible nombre ou dont la dimension mérite d’être développée.

En troisième lieu, le reproche est souvent fait à Marseille de ne pas produire d’œuvres du plus haut niveau de qualité international. En d’autres termes, de ne pas être un pôle européen de créativité et de découverte artistiques.

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Potentialités à exploiter

 

Potentiel géographique
Par une situation stratégique, au centre de l’arc latin qui lie les métropoles de la rive nord de la Méditerranée, Marseille-Provence contribue à l’équilibre et au développement de l’Europe méridionale.

Par l’aménagement d’une plateforme multimodale, elle est désormais un centre de communication international.
L’aéroport Marseille Provence, depuis l’ouverture de l’aéroport low cost MP2, dessert directement 90 destinations dans 30 pays.
Le Port Autonome de Marseille assure des liaisons avec plus de 200 ports dans le monde, 2 millions de passagers y transitent tous les ans.
Les gares TGV d’Aix-en-Provence et de Marseille accueillent 22 millions de passagers chaque année.
Trois autoroutes reliant l’Espagne et l’Italie à l’Europe du Nord se croisent à Marseille.

Des sites, des patrimoines historiques incomparables – de la rade de Toulon à Port-Saint-Louis-du-Rhône – se succèdent : falaises, calanques, plages et la seule baie de Marseille qui offre 57 km de côte. La Camargue, la Crau, les Alpilles, la montagne Sainte Victoire complètent, dans les terres, ces paysages exceptionnels de Provence.


Potentiel culturel
Marseille est la plus cosmopolite des villes d’Europe. Une trentaine d’ethnies cohabitent en son sein. Généreuse, accueillante depuis 20 siècles, elle est, par excellence la ville interculturelle. À travers de multiples expériences, elle est un laboratoire privilégié d’intégration par la culture, alors que les problèmes liés à l’immigration sont de plus en plus au centre de la construction européenne.

Les établissements culturels ont une longue pratique des échanges et des partenariats avec leurs homologues d’Europe et de Méditerranée. Ils savent s’inscrire dans les politiques prioritaires de l’Union et obtenir les soutiens financiers correspondants.

La vie artistique et culturelle est caractérisée par une grande diversité d’activités, réparties sur l’ensemble du territoire, par l’alliance équilibrée entre formes savantes et populaires, par l’attention portée aux nouvelles écritures, par la richesse des actions novatrices en matière de démocratie culturelle et de conquêtes de nouveaux publics (notamment au sein des établissements scolaires et des associations dont le dynamisme et la qualité constituent un exemple national).

Potentiel économique et urbain
À travers son «  Schéma de Cohérence Territoriale  » (SCOT) pour 2016, Marseille-Provence s’est engagée dans une stratégie de développement fondée sur l’économie de la connaissance et de la création, dans la ligne des accords de Lisbonne. Plusieurs pôles de compétitivité y sont en cours d’installation à partir de centres universitaires et de recherche, d’entreprises qui figurent parmi les tout premiers de France.

L’opération de rénovation urbaine conduite par l’Établissement public Euroméditerranée a permis de construire 200 000 m2 de bureaux, de créer 16 000 emplois. Le gouvernement vient de décider d’étendre et de doubler son aire d’action originelle (400 ha).

Potentiel international
La dimension internationale des activités et l’importance des budgets qui leur sont consacrés connaissent depuis cinq ans une croissance continue et qui s’accélère. L’année 2008 a été, à ce titre, particulièrement riche, profitant, bien entendu, de la Présidence française de l’Union, mais amenant sur le territoire, de nouveaux réseaux internationaux.

Potentiel humain
Les deux années de préparation du projet de Capitale européenne ont prouvé la forte volonté de l’ensemble des responsables politiques, économiques, culturels, éducatifs, scientifiques, d’envisager l’investissement culturel comme une composante majeure du développement global du territoire, de son attractivité, de sa notoriété. Déjà en 2002, Marseille avait obtenu le prix «  Eurocities Award  » pour ses projets culturels en matière de régénération urbaine sur le thème «  la culture, force motrice pour les villes  ».

Elles ont aussi mis en lumière la richesse du tissu associatif dans l’ensemble du territoire et l’exceptionnel potentiel d’intégration qu’il représente.

Elles ont surtout montré la capacité de mobilisation, de rassemblement, de travail collectif de tous les acteurs, non seulement pour concevoir un projet commun et consacrer à cette tâche le temps de réflexion, de débat, de mise en forme nécessaire, mais pour mettre en œuvre concrètement des réalisations qui préfigurent la future Capitale sans attendre la décision finale de sélection. À cet égard, l’engagement des chefs d’établissements culturels, des chefs d’entreprises et des associations a été exemplaire. C’est ainsi, que les premiers «  Ateliers de l’Euroméditerranée  » (cf. p.  ) ont pu être ouverts dès 2008.

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Contribuer à combler les retards économiques
Marseille-Provence 2013 s’inscrit dans le «  Schéma de Cohérence Territoriale  » (SCOT) 2006-2016 évoqué plus haut, qui privilégie l’économie de l’innovation et de la création.

Elle développe les nouvelles formes d’économie mixte de la production culturelle en y associant les entreprises, non seulement par leurs apports financiers directs mais par leur investissement durable dans l’aménagement des studios du projet d’«  Ateliers de l’Euroméditerranée  ».

Elle transforme le statut juridique et le mode de fonctionnement de certains établissements culturels majeurs comme la Friche La Belle de Mai (réformée désormais en SCIC) et associe en son sein des activités de service public et des industries culturelles commerciales génératrices de ressources et d’emplois.

Elle privilégie, dans le choix des thèmes du projet, les enjeux culturels européens qui conditionnent directement le développement économique et social (intégration des immigrés, formation et éducation, égalité des hommes et des femmes, gestion des ressources en eau, etc.).

Elle réunit sur ces enjeux les concours des artistes et des savants, la création et la réflexion à l’exemple du projet de recherche RAMSES 2 soutenu par l’Europe et dont les programmes ont inspiré diverses propositions de la candidature.
Elle propose des projets d’événements internationaux pérennes destinés à accroître l’attractivité du territoire et sa capacité à accueillir des entreprises, des emplois, des cadres de niveau supérieur.

Elle installe à Marseille-Provence, et de manière durable, un pôle de formation et de création à travers les «  Ateliers de l’Euroméditerranée  ».

Contribuer à combler les retards urbains
Marseille-Provence 2013 programme des investissements culturels qui s’inscrivent durablement dans la stratégie de rénovation urbaine et d’aménagement du territoire.

Elle participe à la reconversion culturelle de certains espaces centraux du port de Marseille :

  • l’ancien hangar J1,
  • le pôle du J4 où s’implantent le nouveau CRM et le nouveau bâtiment du MuCEM.


Elle participe à la rénovation culturelle du quartier des quais :

  • transformation du silo en salle de concert,
  • installation du nouveau Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC),
  • extension de l’activité culturelle des anciens docks, les Docks des Suds,
  • ouverture du pôle cinématographique d’Euromed Center.


Elle soutient la reconquête et participe aux projets d’anciennes friches industrielles :

  • la future «  Cité des Arts de la Rue  » dans les quartiers Nord dont la première pierre a été posée fin 2007,
  • les «  Ateliers de la SNCF  » à Arles qui vont connaître un nouveau développement important au cours des prochaines années,
  • la «  Friche La Belle de Mai  » qui vient d’adopter le schéma directeur et le projet culturel d’une nouvelle tranche de réhabilitation,
  • la «  Gare Franche  » dans une ancienne usine des quartiers Nord, qui vient d’ouvrir ses portes à de nouvelles activités de création, d’éducation et d’action dans les cités («  un laboratoire de l’art dans la ville  »).


Elle propose un ensemble de grands projets de création artistique dans l’espace public des aires urbaines en rénovation (cf. les programmes «  La digue du large  », «  Via Marseille  », «  Nouveaux commanditaires  »).

Elle lance un appel à projet pour la réanimation culturelle des centres villes (cf. programme «  Mille et une Nuits  »).

Elle propose, en lien étroit avec la politique conduite par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône et l’ensemble des collectivités locales, des projets d’aménagement culturel du territoire de la Capitale qui favorisent notamment l’itinérance et le nomadisme des expositions et des spectacles, l’activité des associations et les ateliers de pratique artistique dans les établissements scolaires.
Contribuer à combler les retards européens

Marseille-Provence 2013 est tout entière fondée sur la volonté d’être utile à la construction de l’Europe de la création.
Elle est construite sur un parti de géopolitique culturelle européenne en soutien au processus de Barcelone et qui consiste à créer à Marseille-Provence une plateforme pérenne de collaboration, d’échange, de formation, de production entre créateurs d’Europe et créateurs des pays du voisinage méridional.
Elle organise ainsi la présence permanente et durable sur son territoire d’artistes d’Europe et de Méditerranée.

Elle soutient et exploite deux nouvelles institutions culturelles majeures consacrées à l’Europe et à la Méditerranée : le Musée des Civilisations Européennes et Méditerranéennes (MuCEM) et le Centre Régional de la Méditerranée (CRM).

Chacun de ces projets possède une dimension euroméditerranéenne, soit par son thème, soit par ses partenaires, soit par l’origine des artistes qui en sont les maîtres d’œuvre, le plus souvent par la conjonction de ces trois critères.

Elle s’efforce de donner à ces projets la forme la plus concrète, la plus populaire, la plus visible de manière à rendre sensible aux marseillais et aux provençaux la réalité de l’Europe dans sa diversité mais aussi dans son unité.

Elle multiplie les ateliers citoyens de participation aux projets de la future Capitale dont les thèmes sont directement liés à la construction européenne et qui se développent d’ores et déjà en collaboration avec d’autres groupes de citoyens en Europe et en Méditerranée.

Elle sollicite et sollicitera les fonds européens, dans le cadre du nouvel agenda (relance du processus de Barcelone, substitution de l’IEPV à la Politique Européenne de Voisinage, nouveau programme 2007-2013 de la culture) à la fois pour ses investissements (les fonds structurels financent déjà certains des équipements du projet de Capitale et leur développement) et pour ses activités (exemple de l’aide du programme culture 2000 à l’Académie Européenne de Musique d’Aix-en-Provence ; exemple du programme européen «  Jeunesse en action  » qui a financé en 2006 et 2007 près de dix actions et qui devrait soutenir l’accueil et la formation de «  jeunes volontaires  » euroméditerranéens comme agents de la future Capitale).

Contribuer à combler les retards de bonne gouvernance
La candidature de Marseille-Provence 2013 a provoqué, dès son origine, la création d’une association qui assure la maîtrise d’ouvrage de l’opération. Au sein de cette association, les élus de toutes les collectivités publiques du territoire sont présents mais à leurs côtés siègent des représentants de la vie économique, culturelle, éducative, associative et scientifique. La présidence est assurée par une personnalité du monde de l’entreprise, Jacques Pfister, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille.

Depuis sa naissance, l’association a réuni son conseil d’administration bimestriellement. Toutes les décisions, notamment financières ont été prises à l’unanimité. L’indépendance de programmation artistique et culturelle de la direction a été affirmée et respectée par tous. Deux ans de fonctionnement ont permis de mettre à l’épreuve l’adhésion des partenaires, et de rôder les méthodes de travail, de gestion et de décision adaptées aux projets collectifs d’une telle ampleur.

On peut affirmer, sur la foi de cette expérience, – et sans se masquer les difficultés à venir dont nous avons pu mesurer la probabilité à l’étude des Capitales des années passées – que le projet de Capitale européenne de la culture contribuera de manière décisive à la construction d’une vraie métropole, des pratiques intercommunales nécessaires. Le succès du projet préfigure et conditionne celui de l’Aire Métropolitaine Marseillaise (AMM).

Contribuer à combler les retards culturels
Marseille-Provence 2013 répond aux trois faiblesses culturelles évoquées plus haut.

Elle réduit le handicap de la dispersion en rassemblant les acteurs, en fédérant leurs activités et leurs moyens sur quelques forts projets communs :

  • Les «  Ateliers de l’Euroméditerranée  » dont tous seront des maîtres d’œuvre ;
  • les deux nouveaux festivals InterMed & Via Marseille, pluridisciplinaires, multipolaires et qui ont été conçus avec cette ambition fédératrice ;
  • des expositions communes qui rapprocheront plusieurs musées sur un même thème décliné de diverses manières complémentaires  ;
  • les festivals existants qui développent d’ores et déjà leurs activités, dans le cadre de la candidature, en s’associant à divers établissements culturels (musées, centres d’art, bibliothèques, théâtres…). C’est le cas par exemple du Festival de Marseille, du Festival International du Documentaire, du Festival actOral ;
  • les scènes et les équipes qui se regroupent autour de projets inédits. Le programme d’action culturelle dans les quartiers Nord initié par la Gare Franche avec le concours de la Scène Nationale du Merlan et de «  Lieux Publics – Centre National de Création des Arts de la Rue  » en est une illustration ;
  • le projet de regroupement de certains musées de Marseille dans un nouvel espace unique du Grand Longchamp d’ici 2013.

Elle réduit le handicap de l’insuffisance de rendez-vous artistiques de référence internationale 

  • par la création de deux nouveaux festivals pérennes  : le Festival «  InterMed  » et sa section InterMed Jeunesse, vitrine annuelle de la création contemporaine méditerranéenne en toutes disciplines ; le Festival «  Via Marseille  », d’envergure européenne, consacré aux relations entre arts et espaces publics.
  • Par la création d’un nouveau temps fort européen : la Biennale Internationale des Arts du Cirque ;
  • Par le développement de festivals existants comme le Festival des musiques sacrées qui, par mariage avec le Festival de Fès au Maroc et le Festival Kosice en Slovaquie, peut devenir l’une des manifestations euroméditerranéennes exemplaires.

Elle réduit le handicap de l’insuffisante production artistique de niveau international de Marseille :

  • par le programme de commandes internationales «  La digue du large  », «  Monts et Merveilles  » et la «  fête foraine des artistes d’Europe  »,
  • par le programme «  nouveaux commanditaires  »,
  • par le programme de commandes initiées dans le cadre des festivals et notamment celui de «  Via Marseille  »,
  • par certaines productions exceptionnelles (création d’un opéra et d’une trilogie théâtrale et musicale pour le centenaire de Camus, etc.).